Vian vivant,

Vian centenaire !

“Un programme conçu et construit
avec l’élan de tous !”


L’édito de Patrick Vian et Nicole Bertolt

Lorsqu’il y a quelque mois, nous avons annoncé que Boris aurait eu 100 ans en 2020, un formidable enthousiasme est né. De là ce programme conçu et construit avec l’élan de tous : les amis de toujours, bien sûr, fervents de la première heure de l’œuvre littéraire de Boris Vian qu’ils ont fait découvrir et redécouvrir, ses premiers éditeurs, le collège de Pataphysique ; et avec tous ceux qui relaient, depuis des décennies, le travail de la Cohérie Boris Vian, créée par Ursula Vian-Kübler, sa veuve, en 1959, pour faire vivre l’œuvre et la mémoire, facétieuse et poétique, de son auteur. Qu’ils en soient ici tous remercié.
D’autres les ont rejoints. Autour de la Cité Véron, qui conserve l’empreinte de Boris Vian, s’est constituée au fil des ans une confrérie complice où figurent désormais de jeunes Borissiens revendiquant un même esprit. Metteurs en scène de théâtre, comédiens, musiciens ou documentaristes, leur enthousiasme a contribué à faire du programme de ce centenaire un vrai feu d’artifices. Et ce clin d’œil de la e-génération à un homme qu’on savait en avance sur son temps nous réjouit tout particulièrement.

Vous retrouverez dans cet hommage tout Boris Vian : l’écrivain, auteur-interprète, trompettiste, scénariste, acteur, peintre, critique, ingénieur, prince du jazz, de Saint Germain des prés, et de l’anagramme… Faut-il tout redire ? Nous vous laissons y piocher à votre guise, sachant que bien d’autres initiatives personnelles ou collectives viendront enrichir ce programme officiel.

Enfin, nous sommes heureux d’annoncer que Mathias Malzieu, chanteur du groupe Dionysos, nous fait l’amitié de parrainer cet hommage-anniversaire. Que ce frère de cœur (et de sa mécanique), lui aussi artiste aux talents divers, prenne la tête de ce centenaire au moment même où lui échoit la direction artistique du théâtre des Trois Baudets, la mythique salle de Jacques Canetti à Montmartre où Boris Vian a fait ses débuts de chanteur, n’est-ce pas un signe ?

Patrick Vian, fils de Boris Vian,
et Nicole Bertolt, mandataire pour l’œuvre de Boris Vian.

“Boris Vian aurait eu cent ans en 2020,
il est temps de fêter cet ultra
anniversaire !”

Le mot* de Mathias Malzieu,

chanteur, écrivain et parrain du Centenaire

A l’aune de ce centenaire, le sismographe
émotionnel annonce un tremblement de swing du
coté du boulevard St Germain de près ou de loin,
on sentira ses secousses. Il paraît que le Moulin
rouge va se transformer en boîte à musique
géante et que le vent dans ses pales soufflera « La
complainte du progrès ». Juste à côté, dans son
appartelier de la Cité Véron, chanteurs et
chanteuses viendront souffler dans ses bronches
et ce sera la plus grande séance spiritisme
joyeuse de l’histoire des séances de spiritisme
joyeuses. Nicole Bertolt ayant droit et gauche,
couveuse de fantôme émérite, sera grande
maitresse de cérémonie.
Alors, au milieu des décombres du temps qui
passe, apparaîtra Boris Vian. Bien mis comme à la
grande époque.
Boris Vian a trop souvent été oublié de son vivant,
c’est dit. Mais son œuvre est en train de le venger,
tel un samouraï qui continuerait à se battre tête
coupée. Le cœur continue ! Livres, chansons,
poèmes, articles, pièces de théâtre et autres tours
de magie instinctifs dessinent une mappemonde,
les routes sont les veines qui mène au cœur de son
cœur : l’imagination. La Saint-Imagination, c’est
tous les jours et toutes les nuits au calendrier du
« Bison Ravi ».
*Extrait de la préface signée par Mathias Malzieu pour le Coffret anniversaire
publié aux éditions Le Livre de Poche.
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